Je crois qu'il n'y a pire sensation que de se sentir impuissant et inutile. L'un ou l'autre est sûrement surmontable, les deux en même temps sont tout simplement accablants, insurmontables et lourds. Tellement lourds qu'on a l'impression de se noyer sans pouvoir remonter à la surface.
Je crois qu'il n'y a pire sensation que de se forcer. Porter un masque, se travestir et jouer un rôle dans lequel on n'a jamais voulu être, c'est juste enclencher une bombe à retardement.
Je crois qu'il n'y a pire sensation de se sentir dépourvu. Perdre ce qui nous rendait un peu spécial, un don, une sensibilité, c'est enterrer un bout de soi, se résigner.
Je crois que la clé et simplement d'avoir la foi en ce que l'on fait, le faire pour soi. Si on le fait pour les autres, on ne fait que se mentir et s'enterrer vivant. Faire pour soi et vivre pour faire.
lundi 31 août 2009
mercredi 24 juin 2009
Toi tu es occupée à essayer de dormirComme un pavé dans la marre
Comme une évidence sans crier gare
Comme une affirmation phare
C'est bien beau de vouloir jouer sur les mots, mais le vrai pot aux roses est que, je suis plutôt occupée à essayer de comprendre pourquoi je ne fais qu'essayer de dormir et que, par conséquent, je ne dors toujours pas.
J'essaie de soulever les vrais problèmes, de poser les bonnes questions, et d'apporter les bonnes réponses. J'aurai aimé avoir un génie un peu plus permanent, un quelque chose qui fasse que je puisse écrire mon After Sun à moi.
After Sun est un éclair de génie. Vingt pages. Une bombe. Un électrochoc.
Je crois que Garcia m'obsède. Sans pour autant en parler tout le temps, inconsciemment quand j'écris, je retrouve de lui, il n'y a qu'à regarder la dernière note.
Je ne sais pas si l'infuse s'en est allée, j'aimerais juste la retrouver parfois pour créer quelque chose d'aussi électrisant que le Poème de l'arrêt cardiaque.
Un jour peut être.
A force de jeter des bouts de soi en l'air, ils finiront bien par retomber quelque part.
every scar is a bridge to someone's broken heartA moins qu'au final ce que l'on pensait être soi, tout ce qui nous fait, tout n'est qu'un simple supterfuge, un personnage monté de toutes pièces. Un jeu de legos pour se protéger, pour s'inventer une confiance en soi tout aussi solide qu'un château de cartes.
Je prends le temps d'être faible.
Je suis nulle part.
Je me sens sale.
Je me sens nulle.
Je suis incapable de rien.
Je suis personne.
Le désir profond, animal, vicéral est sans doute la seule chose posant les fondations d'un soi authentique.
Car :
On ne peut s'y resoudre,
On ne peut s'empêcher,
On ne peut s'éviter,
Tout ce qui devait arriver est arrivé, arrive ou arrivera.
En attendant, laissez moi disparaître.
En écoute (on clique droit) : Thrice - For Miles
mercredi 17 juin 2009
(extrait)
Je ne veux pas que tu m'oublies.
Je ne veux pas être ton vague souvenir.
Je ne veux pas devenir invisible.
Je ne veux pas être ta souffrance permanente.
Je ne veux pas que nos silences deviennent des bombes.
Je ne veux pas que tu pleures.
Je ne veux pas être ta question.
Je ne veux pas être ton doute.
Je ne veux pas que tu y penses.
Je ne veux pas que tu regrettes.
Je ne veux pas que tu m'adules.
Je ne veux pas que tu me désires.
Je ne veux pas de ta considération.
Je ne veux pas tout savoir.
Je ne veux pas la connaitre.
Je ne veux pas que tu m'aimes.
Soit tu me prends, soit tu m'oublies.
A toi. Pour toi.
Mais toi, tu m'as déjà oublié.
Je ne veux pas que tu m'oublies.
Je ne veux pas être ton vague souvenir.
Je ne veux pas devenir invisible.
Je ne veux pas être ta souffrance permanente.
Je ne veux pas que nos silences deviennent des bombes.
Je ne veux pas que tu pleures.
Je ne veux pas être ta question.
Je ne veux pas être ton doute.
Je ne veux pas que tu y penses.
Je ne veux pas que tu regrettes.
Je ne veux pas que tu m'adules.
Je ne veux pas que tu me désires.
Je ne veux pas de ta considération.
Je ne veux pas tout savoir.
Je ne veux pas la connaitre.
Je ne veux pas que tu m'aimes.
Soit tu me prends, soit tu m'oublies.
A toi. Pour toi.
Mais toi, tu m'as déjà oublié.
aucune écoute
mardi 16 juin 2009
Where is the promised land ?De retour, j'ai pris le temps de ranger un peu mes projets dans ma tête, de savoir ce que je voulais et de ce que je ne voulais pas et de qui et de où et de quoi. Et mine de rien, ça commence à prendre forme : ces vacances m'ont vraiment permis d'avancer sur ça.
Where is the brave new world ?
Samedi, je suis allée au 30. DDT voir Covenant.
C'est l'un des rares groupes de la scène électro-goth-pop-chai-pas-koi à me bouleverser, vraiment. Malgré le fait que effectivement, ça apparaît dans toutes mes playlists pour danser en soirée, il n'y a pas que j'aime, c'est un tout.
Et c'est surtout - comme d'habitude - les textes, la voix et ces phrases qui deviennent bases de tout. Eskil est décidément un chanteur et un parolier fantastique. J'étais plus que fière de porter les couleurs de ces suédois à ma sauce ce soir là.
Le concert en lui même était superbe, la set list, l'énergie, le public ... Ils ont joué MA chanson. Comme je l'ai écrit dans ma review : "The impossible happened, I could come home."
Alors je vois les facebookiens me pointer du doigt ; donc oui j'ai posté une review du même niveau que Bri ait bo genre :
"J'ai vu Joakim, il était beau, il jouait bien, il avait une jolie cravate, il sautait, même quand il faisait des trucs cons, il avait la classe. Il pétait la classe de bout en bout en plus d'être beau. Il m'a vu parce que je resplendissais de beauté toussa, il a joué ma chanson préférée parce qu'il m'aime."
A cela je répondrai : "le second degré c'est comme le nutella sur la tartine, c'est mieux quand on en a...."
J'ai envie de me sentir vivre, de faire des choses qui m'apportent et m'importent, de sentir de nouvelles fleurs entrer dans ma peau, de courir dans tous les sens, de construire avec quelqu'un, d'aimer à en crever, de vibrer à nouveau.
Réminiscences permanentes de :
"Je veux le voir. Je veux écrire. Je veux produire. Je veux faire. Je veux devenir quelqu’un. Je veux devenir une légende. Je veux avoir un public qui m’écoute. Je veux un public qui m’aime. Je veux écrire le chef d’œuvre de ma vie. Je veux décrocher le prix Nobel de Littérature l’année de mes trente trois ans. Je veux me défenestrer l’année de mes trente trois ans. Je veux devenir un mythe. Je veux qu’on retienne mon nom. (Un temps). Je ne veux pas qu’on m’oublie. Je ne veux pas devenir un vague souvenir. Je ne veux pas rester à ce stade de rien. Je ne veux pas vivre pour mourir. Je ne veux pas vendre ma vie. (Un temps). Je veux vivre pour moi, point barre."
Pourquoi ces élans de plumes ne reviennent jamais ?
Pourquoi ces mots si je veux à nouveau vibrer ne débitent pas comme je le voudrais ?
Pourquoi l'infuse m'a quittée ?
C'est l'un des rares groupes de la scène électro-goth-pop-chai-pas-koi à me bouleverser, vraiment. Malgré le fait que effectivement, ça apparaît dans toutes mes playlists pour danser en soirée, il n'y a pas que j'aime, c'est un tout.
Et c'est surtout - comme d'habitude - les textes, la voix et ces phrases qui deviennent bases de tout. Eskil est décidément un chanteur et un parolier fantastique. J'étais plus que fière de porter les couleurs de ces suédois à ma sauce ce soir là.
Le concert en lui même était superbe, la set list, l'énergie, le public ... Ils ont joué MA chanson. Comme je l'ai écrit dans ma review : "The impossible happened, I could come home."
Alors je vois les facebookiens me pointer du doigt ; donc oui j'ai posté une review du même niveau que Bri ait bo genre :
"J'ai vu Joakim, il était beau, il jouait bien, il avait une jolie cravate, il sautait, même quand il faisait des trucs cons, il avait la classe. Il pétait la classe de bout en bout en plus d'être beau. Il m'a vu parce que je resplendissais de beauté toussa, il a joué ma chanson préférée parce qu'il m'aime."
A cela je répondrai : "le second degré c'est comme le nutella sur la tartine, c'est mieux quand on en a...."
Where do all our dreams go when they die ?
J'ai envie de me sentir vivre, de faire des choses qui m'apportent et m'importent, de sentir de nouvelles fleurs entrer dans ma peau, de courir dans tous les sens, de construire avec quelqu'un, d'aimer à en crever, de vibrer à nouveau.
Réminiscences permanentes de :
"Je veux le voir. Je veux écrire. Je veux produire. Je veux faire. Je veux devenir quelqu’un. Je veux devenir une légende. Je veux avoir un public qui m’écoute. Je veux un public qui m’aime. Je veux écrire le chef d’œuvre de ma vie. Je veux décrocher le prix Nobel de Littérature l’année de mes trente trois ans. Je veux me défenestrer l’année de mes trente trois ans. Je veux devenir un mythe. Je veux qu’on retienne mon nom. (Un temps). Je ne veux pas qu’on m’oublie. Je ne veux pas devenir un vague souvenir. Je ne veux pas rester à ce stade de rien. Je ne veux pas vivre pour mourir. Je ne veux pas vendre ma vie. (Un temps). Je veux vivre pour moi, point barre."
Pourquoi ces élans de plumes ne reviennent jamais ?
Pourquoi ces mots si je veux à nouveau vibrer ne débitent pas comme je le voudrais ?
Pourquoi l'infuse m'a quittée ?
En écoute : Covenant - Brave New World (live - In Transit DVD)
mercredi 10 juin 2009
After Rain Comes Despair.
Une semaine de vacances à Paris.
Ou pas ceci dit, j'ai passé ma semaine à bosser pour le site et à gérer 30302994923 trucs. Mais j'en ai quand même bien profité.
Paris est le genre de ville à m'électriser dès que je pose le pied sur le quai. Une sorte d'adrénaline constante et inexplicable, une énergie particulière sans aucun doute. Je suis à fond pendant mes quelques jours là bas et rentre boostée à taquet.
J'ai vu et revu des gens que je considère comme des amis et / ou qui ont une grande importance pour moi. Parler à coeur ouvert pendant des heures et des heures sans tricher, sans faire gaffe, à en oublier le temps qui passe et la journée qui défile toujours trop vite.
J'ai lié l'entièreté de Battle For The Sun à ce séjour. Pas forcément à cause de l'Olympia, mais pour plein de petits rien débiles qui font que cet album restera culte pour moi : chanter For What It's Worth doucement dans un retour de soirée en voiture avec quelqu'un que tu apprécies, forcément ça te fait bloquer.
Tu auras pu pester tout ce que tu veux, de toutes tes forces dessus : l'instant est là ; l'alignement des planètes comme dirait monsieur D.
Pour ceux qui n'y étaient pas, l'Olympia c'était BIEN. Je suis à nouveau amoureuse de sieur Stargasm et de son twist endiablé ; et décidée à balancer des ciseaux sur scène pour les Placebo qui ont monté le principe du groupe le plus méché ridiculement au monde peut être pas, mais pas loin.
Leur nouveau batteur, au secours. Mais autre débat.
Special K avec la foule criant comme un seul homme, fantastique. Je voulais In A Funk bordel, mais j'ai quand même pleuré sur Soulmates.
J'ai écrit plein de trucs, qui finiront à la poubelle.
Je suis dans le TGV pour rentrer et je repasse le séjour, version accélérée dans ma tête et c'est les montagnes russes.
Don't worry baby, it's just the end of the world
en écoute : Placebo - Unisex
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