vendredi 22 mai 2009


Je passe décidément trop de temps à équilibrer les "trop" et les "pas assez" qui font ce que je suis.

Trop de travail
Trop d'alcool
Trop de sucreries
Trop de bouquins
Trop de dépenses
Trop d'insomnies
Trop impatiente
Trop sensible
Trop nostalgique
Trop intellectuelle
Trop bête
Trop têtue
Trop gentille
Trop hystérique
Trop de sorties
Trop loin
Trop excessive
Trop longtemps
Trop méfiante
Trop insatisfaite
Trop enthousiaste
Trop de blabla
Trop de silences
(la liste est trop longue pour être exhaustive)
...

Trop de tout en quelques sortes.

Mais après quoi je peux bien courir ?
Tout et rien à la fois et à force de courir tous les chevaux on finit par se perdre.

Vendredi 22 mai. 02h11.
Encore une nuit sans sommeil où j'ai bu trop de vin pour noyer trop de travail. Bien sûr j'écoute un album décidément trop mauvais pour qu'on s'attarde dessus et mes placards sont désespérément vides de par le fait que j'ai passé ma journée à bosser et donc grignoter.
Demain - enfin tout à l'heure - journée de travail banale avec horaires pourris et clients crétins, je ne sais pas si j'ai envie, heureusement que ça se termine, je frôle l'ulcère.

Je ne sais pas si c'est une bonne idée d'écrire à nouveau, trop impulsive une fois de plus.

En écoute : un bon morceau d'un album décidément à jeter
Perdue dans les dédales,
Perdue dans les dédales de nos âmes


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