Longtemps sans poster. Oui, mais j'avais quelques petites choses à régler.
J'ai lâché la licence Culture & Com'. J'en avais réellement par dessus la tête qu'on nous prenne pour des débiles profonds du genre l'Italie est un pays en forme de botte au sud de la France et entouré par la mer.
Merci, bien.
Du coup toujours sur le DUAS. Je me demande toujours ce que je vais bien pouvoir pondre comme mémoire. Je vais potasser dans le train pour Paris sur le théâtre de l'absurde et voir si ça m'inspire.
Je travaille sur Inferno avec Romeo Castellucci dès janvier. Ca va être bien.
Eternal, c'est fini.
Donc maintenant je peux en parler.
Dans un premier temps je tiens à signaler qu'un objet qui fonctionne est un objet qui bouleverse, tout le temps, peu importe les conditions de jeu et ta condition à toi. Un objet qui fonctionne agit ici et maintenant : Eternal fait partie de ces objets.
Il y a une réelle continuité selon moi avec Body Without Wings. Non pas qu'ils soient dépendants l'un de l'autre, mais l'un donne des clés de compréhension sur l'autre et apporte une autre dimension à la performance.
Ils s'aiment, se déchirent, s'allient, se perdent, sont en extase, en découverte d'eux mêmes, de leurs corps et du monde qui les entoure avec ses codes absurdes ou non, la bienséance et l'explosion même de ses codes.
On est sur le fil du rasoir chaque situation dévie et prend de l'ampleur en allant vers autre chose, il y a un basculement, une perte de controle qi fait que tout s'embale et part en vrille.
Il y a des constats, des appels à l'aide auxquels nous ne savons répondre, tout cela perturbe, nous fais nous poser des questions, nous bouleverse. Ca nous énerve, nous fait rire, nous fait pleurer ... l'objet nous fait réagir, c'est là toute son utilité et son but.
Parler de l'installation en elle même ne servirait à rien. Eternal se vit, inutile de s'éterniser sur des descriptions en détail de chaque séance, cela ne servirait à rien. En le voyant on pense à plein de choses qui vont de Vollmond à Jardineria Humana, des films des années 60 à des choses purement indus et chemincal ; tout un pannel d'univers s'ouvrent à nous, ce qui est sûr c'est que l'on retrouve cette poésie propre à Materia Prima, qui se fait aussi douce qu'accérée. Elle nous parle, tout simplement.
Humainement, ça a été tout simplement énorme.
Tout le monde s'en fout, donc je ne m'éterniserai pas dessus, mais voilà, les gens que j'ai pu voir tous ces soirs sont formidables.
Je n'ai pas trop eu le blues post projet comme je le craignais, ça allait en fait.
En revanche, il y a clairement un truc qui ne tourne pas trop rond sans vraiment savoir trop quoi. J'écoute Tool, beaucoup, trop même ...
J'ai fondu en larmes en tombant sur une vieille vidéo où on rit avec B. après une séance de travail. Après ça et les photos de son dernier concert, je ne peux que confirmer cette note de yoanne , il y a des blessures qui se referment difficilement alors qu'on essaie de les oublier.
Beaucoup de gens ne savent pas tout ça, et ceux qui passent ici ne comprennent pas trop pourquoi le départ de B. m'obsède toujours autant ...
Parce qu'on a évolué à des intervalles différents, presque ensemble, il était en or et représentait quelque part le chemin que je voulais suivre. Et tout à volé en éclats, un matin, en un coup de fil.
J'en veux à la terre entière, mais c'est malheureusement comme ça.
Donc oui je monte à Paris quelques jours histoire de me changer les idées. Voir des personnes qui me sont chères et qui me manquent.
Je compte organiser quelque chose pour mon anniversaire ; soit un verre dans un bar quelquonque soit une vraie fête dans les règles de l'art. Je verrai, à chaque fois ça m'emmerde, mais cette année, j'en ai vraiment envie.
Je suis allée voir la Bande à Baader au Cinéma. Bah oui, le jour même où je poste mon blog Moi, U., je crie , j'apprends qu'un film sort.
Ni une ni deux je me renseigne, je vais faire ma sortie annuelle au cinéma (oui je suis une pauvre fille, caillassez moi --'). En VOST bien entendu.
LA B.A. en VOST
LA B.A. en VO
Un casting à tomber par terre avec la fine fleur des comédiens allemands avec un Moritz Bleibtreu
et une Martina Gedeck
resplendissants entre autres.
Le mérite de Uli Edel est de traiter un sujet relativement récent qui touche encore de plein fouet l'Allemagne. Lorsqu'on s'attaque à un sujet comme la R.A.F. il faut y aller avec des pincettes bien entendu mais ...
Bref.
Ce film présente les faits de 67 dès la venue du Shah à Berlin à la mort du noyau dur de la première génération.
Construction par tableaux, qui marche plutôt bien mais qui zappe pas mal de choses à mon sens important à savoir par rapport à cette histoire et surtout qui ne rend pas compte de l'engrenage global socio-politique et des moments forts correspondant à des basculements vers des étapes plus fortes et significatives.
Le film montre et n'apporte absolument aucune analyse, dommage.
Ceci dit, je n'ai plus trop de souvenirs du livre de Stefan Aust, mais il me semble qu'il analysait quand même un minimum et décrivait les évolutions ...
Quelques énormités à mon sens dans les faits présentés, une part un chouilla trop libre d'imagination sur le séjour en Jordanie, et une caricature du triangle Baader - Ensslin - Meinhof qui ne colle pas.
Déçue sur la présentation de la mort de Raspe / Baader / Ensslin où une fois de plus Edel ne se mouille en rien ...
L'incursion de l'histoire de la deuxième génération me paraît trop ambitieux, de plus trop centrée autour de Brigitte ...
Les images d'archives et l'utilisation des textes des membres du groupes fonctionnent bien.
Bien, mais sans plus donc pour ceux qui connaissent déjà l'histoire, si le sujet vous intéresse potassez plutôt La Fraction Armée Rouge / Guerrilla Urbaine en Europe Occidentale de Anne Steiner et Loïc Debray.
Du coup vous pourrez quand même aller faire un saut à côté, il y a du neuf.
J'ai lâché la licence Culture & Com'. J'en avais réellement par dessus la tête qu'on nous prenne pour des débiles profonds du genre l'Italie est un pays en forme de botte au sud de la France et entouré par la mer.
Merci, bien.
Du coup toujours sur le DUAS. Je me demande toujours ce que je vais bien pouvoir pondre comme mémoire. Je vais potasser dans le train pour Paris sur le théâtre de l'absurde et voir si ça m'inspire.
Je travaille sur Inferno avec Romeo Castellucci dès janvier. Ca va être bien.
Eternal, c'est fini.
Donc maintenant je peux en parler.
Dans un premier temps je tiens à signaler qu'un objet qui fonctionne est un objet qui bouleverse, tout le temps, peu importe les conditions de jeu et ta condition à toi. Un objet qui fonctionne agit ici et maintenant : Eternal fait partie de ces objets.
Il y a une réelle continuité selon moi avec Body Without Wings. Non pas qu'ils soient dépendants l'un de l'autre, mais l'un donne des clés de compréhension sur l'autre et apporte une autre dimension à la performance.
"Body Without Wings est conçu comme une installation plastique ayant l’apparence d’un rêve.Donc il est question ici d'une sorte de laboratoire, d'une sorte morgue où des hommes et des femmes seront parachutés littéralement dans le dédale des villes. Ils nous montrent à quel point cela fait mal d'être vivant, les "personnages" - difficile de parler de personnage ici - passent par une multitude d'états aussi contrastés et proches que l'amour et la haine.
Une forme de poésie urbaine, où l’on découvre des individus en errance sentimentale. Cela pourrait se passer dans un futur proche. Dans une société parvenue à un tel état d’hygiènisme que la population serait divisée en deux catégories : les sortes de formes pures protégées par des enveloppes sous vide exécutant des tâches dans le contrôle parfait de leurs émotions et de leur sécurité. Des formes pures qui se voient comme des Anges. Par ailleurs, il y a les formes impures, constituées d’hommes et de femmes qui n’auraient pas renoncés aux passions, aux hypertrophies émotionnelles causées par le fait d’être vivant, qui profitent de ce qu'ils ont à vivre, car ils savent qu'ils vont mourir.
Des hommes et des femmes qui savent qu’ils ne sont pas des anges, ne le seront jamais et ne cherchent pas à le devenir."
Ils s'aiment, se déchirent, s'allient, se perdent, sont en extase, en découverte d'eux mêmes, de leurs corps et du monde qui les entoure avec ses codes absurdes ou non, la bienséance et l'explosion même de ses codes.
On est sur le fil du rasoir chaque situation dévie et prend de l'ampleur en allant vers autre chose, il y a un basculement, une perte de controle qi fait que tout s'embale et part en vrille.
Il y a des constats, des appels à l'aide auxquels nous ne savons répondre, tout cela perturbe, nous fais nous poser des questions, nous bouleverse. Ca nous énerve, nous fait rire, nous fait pleurer ... l'objet nous fait réagir, c'est là toute son utilité et son but.
Parler de l'installation en elle même ne servirait à rien. Eternal se vit, inutile de s'éterniser sur des descriptions en détail de chaque séance, cela ne servirait à rien. En le voyant on pense à plein de choses qui vont de Vollmond à Jardineria Humana, des films des années 60 à des choses purement indus et chemincal ; tout un pannel d'univers s'ouvrent à nous, ce qui est sûr c'est que l'on retrouve cette poésie propre à Materia Prima, qui se fait aussi douce qu'accérée. Elle nous parle, tout simplement.
Humainement, ça a été tout simplement énorme.
Tout le monde s'en fout, donc je ne m'éterniserai pas dessus, mais voilà, les gens que j'ai pu voir tous ces soirs sont formidables.
Je n'ai pas trop eu le blues post projet comme je le craignais, ça allait en fait.
En revanche, il y a clairement un truc qui ne tourne pas trop rond sans vraiment savoir trop quoi. J'écoute Tool, beaucoup, trop même ...
J'ai fondu en larmes en tombant sur une vieille vidéo où on rit avec B. après une séance de travail. Après ça et les photos de son dernier concert, je ne peux que confirmer cette note de yoanne , il y a des blessures qui se referment difficilement alors qu'on essaie de les oublier.
Beaucoup de gens ne savent pas tout ça, et ceux qui passent ici ne comprennent pas trop pourquoi le départ de B. m'obsède toujours autant ...
Parce qu'on a évolué à des intervalles différents, presque ensemble, il était en or et représentait quelque part le chemin que je voulais suivre. Et tout à volé en éclats, un matin, en un coup de fil.
J'en veux à la terre entière, mais c'est malheureusement comme ça.
Donc oui je monte à Paris quelques jours histoire de me changer les idées. Voir des personnes qui me sont chères et qui me manquent.
Je compte organiser quelque chose pour mon anniversaire ; soit un verre dans un bar quelquonque soit une vraie fête dans les règles de l'art. Je verrai, à chaque fois ça m'emmerde, mais cette année, j'en ai vraiment envie.
Je suis allée voir la Bande à Baader au Cinéma. Bah oui, le jour même où je poste mon blog Moi, U., je crie , j'apprends qu'un film sort.
Ni une ni deux je me renseigne, je vais faire ma sortie annuelle au cinéma (oui je suis une pauvre fille, caillassez moi --'). En VOST bien entendu.
LA B.A. en VOST
LA B.A. en VO
Un casting à tomber par terre avec la fine fleur des comédiens allemands avec un Moritz Bleibtreu
et une Martina Gedeck
resplendissants entre autres.Le mérite de Uli Edel est de traiter un sujet relativement récent qui touche encore de plein fouet l'Allemagne. Lorsqu'on s'attaque à un sujet comme la R.A.F. il faut y aller avec des pincettes bien entendu mais ...
Bref.
Ce film présente les faits de 67 dès la venue du Shah à Berlin à la mort du noyau dur de la première génération.
Construction par tableaux, qui marche plutôt bien mais qui zappe pas mal de choses à mon sens important à savoir par rapport à cette histoire et surtout qui ne rend pas compte de l'engrenage global socio-politique et des moments forts correspondant à des basculements vers des étapes plus fortes et significatives.
Le film montre et n'apporte absolument aucune analyse, dommage.
Ceci dit, je n'ai plus trop de souvenirs du livre de Stefan Aust, mais il me semble qu'il analysait quand même un minimum et décrivait les évolutions ...
Quelques énormités à mon sens dans les faits présentés, une part un chouilla trop libre d'imagination sur le séjour en Jordanie, et une caricature du triangle Baader - Ensslin - Meinhof qui ne colle pas.
Déçue sur la présentation de la mort de Raspe / Baader / Ensslin où une fois de plus Edel ne se mouille en rien ...
L'incursion de l'histoire de la deuxième génération me paraît trop ambitieux, de plus trop centrée autour de Brigitte ...
Les images d'archives et l'utilisation des textes des membres du groupes fonctionnent bien.
Bien, mais sans plus donc pour ceux qui connaissent déjà l'histoire, si le sujet vous intéresse potassez plutôt La Fraction Armée Rouge / Guerrilla Urbaine en Europe Occidentale de Anne Steiner et Loïc Debray.
Du coup vous pourrez quand même aller faire un saut à côté, il y a du neuf.
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