Retour de vacances quelque peu difficile, un sentiment à la WYIN me parcourant de temps à autres. Les montagnes russes un peu, entre l'euphorie et le désespoir total.
Ma semaine s'est rapidement déroulée.
Je me suis inscrite à la fac, administrativement. Pas encore pédagogiquement faut pas pousser. J'ai réussi à garder mon sang froid à l'UFR, parce que je suis blasée de tout. Monsieur H. m'a félicité pour mon humour, quant à l'interprétation j'hésite entre le foutage de gueule et le désespoir ... Nous verrons bien. Les ennuis continuent, mais n'étant pas seule dans le cas, ça va, je gère.
J'ai retravaillé pour Manpower. A faire dans un premier temps de la mise en rayon avec ma force de marguerite puis de la caisse. Et tout ça ne fait qu'alimenter ma peur de finir là, coincée, d'hurler et que personne ne m'entende, n'entende mes pleurs de résignation d'être là ... ça serait je crois la pire chose qui puisse m'arriver, mais malheureusement j'essaie de m'y préparer, un peu psychologiquement.
Je vais essayer de me lancer dans un nouveau projet d'écriture, comme vous avez pu le voir sur le Ni l'un Ni l'autre (mais si, cliquez dans la colonne d'à côté !). Donc on verra bien, ce n'est encore une fois que quelques mots en l'air, ça pourra aboutir, ou non.
Je me suis rendue à un petit apéro chez Monsieur Q. où j'ai rencontré deux Nico ma foi fort sympathiques. On a tous bien discuté tous ensemble, c'était bien. Oui, vraiment, en fait c'est toujours bien quand il y a peu de monde, parce que les apéro à 20 à la maison, c'est bien, mais pour causer, non pas vraiment.
Samedi je suis allée à une performance. Je ne sais pas trop quoi en penser après coup. On était tous là. Il y avait la musique, cette atmosphère particulière, et cette mariée au milieu de la salle. La tension était palpable. La demoiselle d'honneur s'est approchée de moi me tendant le pinceau et l'énorme saladier rempli de peinture rouge vive. On s'est regardées, la consigne était à recréer, même si tout coulait de source implicitement.
J'ai attrapé le pinceau, me suis avancée, l'ai plongé dans la peinture. Quelques secondes d'hésitation, quelques tremblements. Et dans un geste et dans un cri j'ai souillé la blancheur immaculée se tenant là stoïque. Puis j'ai rendu le pinceau, j'ai lavé mes mains, et ainsi de suite ...
Et on a regardé les choses se faire et se défaire, quelque chose d'étrange se passait ...
L'image était intéressante et forte, ensuite tout paraissait long, bien trop long. Et surtout pourquoi ? Pourquoi s'attaquer à ce symbole ?
Bref s'en est suivi une petite fête pour l'anniversaire du grand 'tom' moment ma foi bien sympathique. Voir les gens hors "boulot" et pour parler d'autre chose, danser et grignotter un petit quelque chose, c'était vraiment bien.
J'ai bu ... De l'alcool j'entends, alors que je n'y avais plus touché depuis deux ans. Le premier verre a été imposé, on ne refuse pas le breuvage du maître de cérémonie. Ca m'a détendue clairement, car un peu angoissée d'être là, encore la plus jeune, encore une pièce rapportée, etc ... tout allait bien, tout était cool.
Puis tout a été un peu vite, des choses se sont passées, se sont dites ou on été vues, et d'un coup j'ai pris un deuxième verre, puis un troisième et ainsi de suite. Faire comme si rien n'avait lieu, comme si tout était le produit d'une imagination quelquonque.
Les gens me dégoûtent. Vraiment. Et pourquoi ? Parce que quelque part, ils me renvoient à ce que je suis. Je me dégoûte. Je me vomis. Je suis minable.
Et je crois que c'est pour ça que je n'ai fait que de plonger dans les excès en tous genres et que j'ai ralenti il y a deux ans. Mais la spirale tournant à nouveau, on ne sait ce qui peut se passer.
J'ai senti la chair faible, face à l'appel de l'étourdissement et de l'oubli.
Un minuscule envol pour mieux se fracasser contre les pavés.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire