jeudi 11 janvier 2007

Mardi soir, soirée complète de l'absurde total.

Foirage en beauté du partiel de sociologie du spectacle. Dégoûtée, j'avais bossé, les questions n'avaient aucun rapport avec le cours. Alors bon j'ai réinventé les origines de la scène à l'italienne, la conception du théâtre grec, etc, etc ... Je vise le 8.
On va aller voir Les Trois Soeurs de Tchekhov en mars à Strasbourg. On va aller au TNS, rencontrer les élèves de l'école, Braunschweig (moins réjouie d'un seul coup lol) ... J'ai hâte :)
Et puis Mnouchkine qui approche, dans deux semaines. La semaine prochaine mon break sur Paris ; enfin bref la fête quoi ^^

En retrant c'était lobotomisant, j'essayais en vain de lire Le Paradoxe sur le comédien de Diderot, mais j'avais l'impression que ça me passait à quatre milles au dessus ...
Mes collocs sont dans le creux de la vague, l'ambiance à l'appart est comme qui dirait festive en ce moment -_-'''''

Et puis je ne sais pas malgré tout j'étais persuadée que ça allait être une bonne journée. Emilie qui m'appelle le matin à 7h30 - si, si, si - pour discuter. Les retrouvailles avec les gens d'arts du spectacle, mon histoire de platine CD qui s'arrange - oui je fais aussi dans la négociation de location de matériel -_-'''''''''''''''''. Ce petit break parisien qui s'organise dans ma tête :)

Et à 20 heures, contre toute attente, W. qui me joint sur MSN - si si si après environ un an de silence, comme quoi tout arrive. Bonne année et blah blah à deux balles qui se finissent par une invitation - passe ce soir qu'il me dit.
Cet élan de philanthropie de sa part m'étonne sur le coup et à vrai dire je trouve l'invitation plus que louche à se demander si c'est du lard ou du cochon. Et puis voyant l'état de mes collocataires se dégradant de plus en plus au fil des minutes et Diderot qui me regardait du coin de l'oeil, j'ai accepté de suite.
Une demie heure plus tard j'étais là bas, à quelques rues d'ici.

C'est dingue comment on change quand on grandit et dans son corps et dans sa tête. Et surtout comment on apprend de ses fautes. Table rase, tout repart à presque zéro. Et on passe toute la nuit à papoter, écouter des trucs, mater des DVDs, raconter n'importe quoi sur n'importe qui.
Comme avant ... si si si.
On a encore changé et ce n'est pas plus mal.
On est amis ? Peut être, j'en sais rien. On s'entend bien, on a une complicité ouais ok. On se raconte plein de trucs rien qu'à nous. Bref, c'est cool. Ca m'a remonté le moral, j'étais bien, complètement affalée et crévée, mais pour une fois même pas honte que ça soit comme ça en "public" ... A vrai dire rien à foutre.

Je nous dédicasse L'amant d'un Jour de Thomas Winter et Bogue tiens - pour les curieux c'est en écoute sur mon myspace. Aucun rapport avec les paroles hein, je précise, j'en vois déjà arriver certains avec leurs gros sabots.

En parlant d'eux - Winter et Bogue - là je suis un peu en creux de la vague.
Démotivée, crevée, découragée. Phase coline quoi.
Vais m'écouter leurs CDs :)
Faut que je m'organise pour mes révisions parce que là je suis dans la semoule.

Les gens d'art du spectacle sont formidables.
Plus la peine de préciser que je les aime tous.

J'ai revu J. E. tout à l'heure avec qui j'étais souvent pendant la période CPE, discussion plutôt ahurissante.
V. - Comment va ?
J.E. - Crevé et toi ?
V. - Crevée.
J.E. Les exams ?
V. - Bof. Et toi ?
J.E. - Pas mieux. Qu'est ce que tu deviens ?
V. - En deuxième année de lettres et d'arts du spectacles. C'est compliqué, cette année je suis salariée, j'en chie un peu.
J.E. - Ah toi, aussi ?
V. - Oui, pourquoi toi aussi ?
J.E. - Oui.
V. - Tu fais quoi ?
J.E. - Je fais de la mise en rayon dans un supermarché. Et toi ?
V. - Je suis hotesse de caisse dans un supermarché. Tu bosses où ?
J.E. - Leader Price. Et toi ?
V. - Auchan Laxou.
J.E. - Ouch.
V. - Pas mieux.
J.E. - C'est dingue.
V. - De quoi ?
J.E. - De tous les gens de l'année dernière, cette année on est quasi tous salariés, on en chie tous.
V. - Ouais c'est beau l'évolution sociale.
J.E. - Tain ça fait peur.
V. - Pas mieux.
J.E. - Tu penses avoir ton année ?
V. - Non. Et toi ?
J.E. - Pas mieux.
V. - Bon courage.
J.E. - Toi aussi.
Bref. Encore un truc qui craint.

Hier les soldes. A Auchan ça allait, des gens, insupportables, comme d'habitude. Sauf que les caddies de bouffe se transforment en caddie de fringues.
En ville pas grand monde. Je me suis trouvé deux ou trois trucs. Un trench rouge. Une veste courte noire.

Ce soir Sunday Clothes et bientôt un bilan de 2006, parce que ça s'impose.

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